РЪКА В РЪКА

РЪКА В РЪКА
Les mains liées
Auto-édition, 2018, 123 pages, 21 x 13,3 cm.

Suite au décès de mon père, j’ai ressenti l’urgence d’interroger des souvenirs
liés à mon histoire familiale. Comment peut-on retranscrire les images par les mots ?
Comment exprimer le non-dit ? Quel impact l’absence de mots provoque-t-il ?

EXTRAIT :

Elle explique que mon frère sait mieux que moi, que petit, elle lui parlait bulgare,
mais qu’elle n’a pas voulu faire pareil avec moi par peur que je sois en difficulté à l’école.

Elle dit aussi que c’est un choix qu’elle a fait pour ne pas exclure mon père,
qui ne comprenait rien et qui s’énervait dès que je parlais avec elle.

Aujourd’hui je suis allée m’acheter des livres d’enfants pour apprendre à parler bulgare correctement.

РЪКА В РЪКА
Bounded hands
Auto-édition, 2018, 123 pages, 21 x 13,3 cm.

After the death of my father, I felt the urgent need to question my memories
about my family history. How can we transcribe images by words ? How to express the unsaid ?
What impact does the absence of words provoke ?

EXTRACT :

She explains that my brother knows better than me, that little, she was speaking to him in Bulgarian,
but she didn’t want to do the same with afraid I could be having difficulties at school.

She also says that it was a choice she did to not exclude my dad,
who understood nothing and would get angry as soon as I would speak Bulgarian with her.

Today I bought for myself some children books to learn how to speak Bulgarian correctly.

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